Archive for juin, 2008

juin 12 2008

Notre retour au Québec – Du 2 juin au 12 juin

Publié par Guy sous Le voyage

New York aura été le roulement de tambour marquant la fin de notre voyage. Nous avions le goût de nous dépayser, de concentrer nos énergie à ce marathon qui nous a permis de faire le vide avant de nous remettre en route vers le Québec. Cette fois, nous sommes prêts et nous anticipons avec sérénité notre métamorphose vers un mode de vie terrestre.

La remontée de la Hudson jusqu’à l’ancrage de Partridge Harbour au sud du lac Champlain se fait en huit jours. Mer et Monde II nous accompagnent, puis nous rejoignons Coxily après avoir procédé au démâtage à Castleton Boat Club. Cette opération se fait sans problème en équipe avec Mer et Monde II. Éric et Guy connaissent bien leur bateau et la procédure se déroule sûrement, l’un aidant l’autre.

Si notre séjour à New York a été un roulement de tambour, la remontée de la Hudson sera, quant à elle, un mouvement tout en douceur, pianissimo. Il fait beau, il fait chaud. Les gars sont d’humeur à badiner sur

la VHF. À un moment donné, Éric et Martin entament un match musclé d’échange d’information sur les prévisions orageuses de la météo, façon bahamienne, qui se termine par une intervention de Guy qui jusque là était occupé à défaire la valve Y de notre système d’égout. Il sort la tête du cockpit pour confirmer les élucubrations savantes des nos deux autres compères : « Si je me fie à mes tuyaux, les gars, je peux vous confirmer que ce ne sera pas trop beau pour les prochains jours!!»

Et de nous rouler de rire, chacun sur notre bateau… Maya X et Fière Allure vont sûrement apprécier ce petit rappel d’une certaine conversation concernant la lecture de la météo sur radar…

Depuis quelques semaines, c’est un printemps allongé que nous vivons. Les outardes nous accompagnent regroupées en formation caractéristique de V. Elles bougent gracieusement et nous épatent par leur taille impressionnante et la beauté de leur plumage. Souvent, nous les côtoyons au sol, alors qu’elles font des pauses de ravitaillement. Elles ne sont vraiment pas farouches et se laissent approcher facilement. On dit qu’elles ne sont pas faciles à chasser car elles se souviennent des endroits où l’un des leurs a été atteint par des chasseurs. L’année suivante, elles peuvent alors repérer l’éclat des canons de fusil, même ceux des chasseurs blottis dans leurs caches, et s’éloignent de ce territoire sans y atterrir. Elles forment un couple pour la vie. Le mâle s’occupe de la femelle et peut même la défendre jusqu’à la mort. Les deux s’occupent de leur progéniture jusqu’à l’automne, et les surveillent  durant leur périple vers le sud. Après avoir été renseignés sur leurs habitudes de vie par le livre, Chesapeake, de Michener, ces volatiles nous fascinent.  Curieusement, plusieurs couples ne se rendent plus aussi loin dans le grand nord québécois. Nous rencontrons plusieurs petites familles nichées sur les abords de la Hudson.

Plus nous approchons, plus nous avons le goût de procrastiner. Nous passons deux jours à Kingston que nous n’avions pas trop visité lors de notre passage à l’automne. C’est un endroit agréable avec services gratuits : quais, électricité, douches. Nous en profitons pour faire une petite visite au musée où se déroule une soirée de musique blues. Nous y  faisons connaissance avec un équipage intéressant, Claudia et Uve, deux allemands qui voyagent sur leur voilier de 45 pieds, Okéanis, depuis plus de sept ans! Ils sont partis de l’Allemagne, sont descendus vers l’Amérique du sud, sont remontés jusqu’ici et sont en route vers les grands lacs, pour cet été. Ils poursuivront ensuite leur voyage de circumnavigation en retournant vers le canal de Panama. Leur projet est de passer par le Pacifique pour se rendre en Asie. Ils reviendront ensuite en passant au sud  de l’Afrique, retourneront en Amérique du sud et en Amérique du nord avant de traverser l’Atlantique pour finalement retourner chez eux!  

Puis, nous passons une nuit devant le fort Ticonderoga. Depuis notre visite à l’automne, nous avons appris beaucoup de choses sur l’histoire américaine. Ce fort, par exemple, fut le lieu de batailles féroces entre anglais, français et amérindiens, mais aussi, plus tard, durant le conflit pour l’Indépendance, un jeune officier de vingt-deux ans, le général Knox, a eu la brillante idée d’aller chercher la cinquantaine de canons du fort pour les transporter jusqu’à Boston afin de défendre la ville contre la présence britannique. Les américains de l’époque étaient à court de toutes sortes d’équipement pour mener à bien leur rébellion. Ce général Knox, donc, est venu durant l’hiver et a transporté ces canons sur des traîneaux et s’est rendu a destination avec son chargement. En cours de route, il a fait face aux pires difficultés. Par exemple, deux canons sont passés sous la glace, mais il les a récupérés! Il est passé à travers des tempêtes de neige, puis, il a gravi des montagnes, traversé et retraversé des rivières. Finalement, les gens des villages le long de sa route ont eu vent de cette entreprise farfelue et ont commencé à s’attrouper autour du cortège lorsqu’il passait près de chez eux pour les applaudir. Cet exploit à lui seul a permis de galvaniser l’intérêt des américains pour la cause de l’indépendance et à cristalliser leurs espoirs autour de ces premiers héros.    

Nous n’avions pas pensé  que notre trajet final vers le lac Champlain se ferait en aussi agréable compagnie. Notre flottille de trois bateaux  traverse le pont de Fort St-Frédéric, passage officieux vers le grand lac Champlain. Le vent fraichit et nous apprécions le répit qu’il nous offre de la chaleur de plus de 90F qui sévit depuis quelques jours. Nous faisons une pause aux chutes, Stacy Brook and Falls, le temps de patauger dans l’eau de source fraiche. Quel délice! Cette chute à trois paliers forme des rideaux d’eau qui cascadent doucement sur des rochers plats. C’est un petit paradis où nous pouvons évoluer sans danger comme dans une douche.  Quel plaisir nous avons  après avoir subi la chaleur écrasante depuis quelques jours! Puis, c’est au très joli ancrage de Partridge Harbour que nous jetons l’ancre pour la nuit.  Ce sera l’occasion d’un dernier cinq à sept sur Mer et Monde II avant de nous disperser demain sur le lac. C’est que Catherine et Éric n’ont plus beaucoup de temps et veulent passer leur dernière nuit sur le lac Champlain à l’île Valcourt qu’ils n’ont pas encore visitée. Ils poursuivront ensuite leur route au Québec jusqu’au lac Saint Jean, où ils habitent. Coxily continue sa route vers leur destination finale, soit la marina Gosselin, en passant par Burlington. Quant à nous, eh bien il nous reste quelques jours avant de terminer notre voyage à la Gilbert Brook’s Marina de Monty Bay.

C’est une autre séparation, un autre deuil. La petite famille de Coxily nous a épatés par son dynamisme, son expertise et son optimisme face à la vie. Ils sont vraiment très attachants tous les cinq, et les trois enfants sont un plaisir à voir évoluer. Ils nous ont rappelés les moments magiques de la vie quotidienne lorsque nos propres enfants avaient ces âges. Grâce à eux et aux autres équipages avec enfants à bord, nous avons pu apprécier l’intérêt pour la voile que les enfants de tous âges peuvent développer ainsi que leur capacité d’adaptation.

Catherine et Éric de Mer et Monde II sont rapidement devenus des compagnons de voyage que nous apprécions énormément. Ils sont jeunes, ils sont branchés, ils sont prêts à tout essayer. Ils ont une capacité pour capter les couleurs de la vie, comme durant notre visite à Chinatown. A preuve, leurs photos magnifiques. Ils respirent le bien-être au point où on les prend facilement pour des amoureux en voyage de noce.  Ils recherchent l’aventure et l’aventure semble les trouver, surtout les rencontres locales intéressantes, que ce soit avec les bahamiens où avec les pêcheurs rencontrés tout au long de leur voyage. Peut-être leur joie de vivre est-elle contagieuse…

Le matin du 10 juin, nous mettons le cap vers Vergennes, petite ville pittoresque, située à sept milles en remontant la petite rivière d’Otter Creek. Nous profitons du fait qu’à ce temps de l’année, il y a suffisamment d’eau pour faire le trajet, soit plus de 10 à 20 pieds sous la quille. Nous ne sommes pas déçus. L’endroit est vraiment très beau. Il ressemble aux bayous de la Nouvelle Orléans, et un peu aussi au Dismal Swamp Canal. J’adore faire de la photo en fin d’après-midi, lorsque nous arrivons et surtout, tôt le matin lorsque la luminosité sur l’eau est éclatante lorsque nous quittons.

C’est à Point Bay Marina que nous replaçons le mât. Ouf! C’est avec soulagement que nous reprenons notre route à la voile, cette fois. Nous faisons escale à Burlington une journée, le temps de revisiter cette dynamique petite ville du Vermont où nous avons accès à pied à la rue piétonne de Church Street. C’est ici que Guy a finalement droit à sa soirée cinéma pour voir Indiana Jones. C’est le deuxième film que nous visionnons au cinéma depuis notre départ. Un peu décevant, mais pour nous ce fut tout de même agréable de voir évoluer Harrison Ford qui, ma fois, s’en tire bien pour son âge vénérable.

Puis, c’est la fin de notre voyage. Le temps d’une dernière pause à l’île Valcourt, et nous voilà revenus chez nous. Un bilan de notre aventure suivra sous peu lors d’un article final sur ce blogue.

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juin 04 2008

New York – Du 23 mai au 2 juin

Publié par Guy sous Le voyage

New York New York New York New York New York New York Dernier souper à New York Soirée sushi Ground Zero New York Finalement, Sylvie s’est désistée et ne viendra pas nous rejoindre pour la traversée entre Cap May et New York. Maya X nous interpelle pour faire la traversée samedi matin jusqu’à Atlantic City. Il semble que nous devons profiter de cette petite fenêtre météo; sinon, nous devrons attendre encore plusieurs jours avant que le beau temps revienne. C’est donc un départ précipité de Cap May, samedi matin à six heures trente. La veille,  nous avons eu à peine le temps de faire le plein de diesel. Nous en avons  profité aussi pour faire une escale resto-douche avant de retourner au bateau.

Rose des vents et Coxily partent avec nous, ce qui fait une petite flottille de quatre bateaux pour cette dernière étape en mer. Comme toujours lors d’un tel départ, nous sommes un peu fébriles, mais la mer est très calme, donc notre journée se passe tout doucement. Nous installons le pilote automatique et chacun en  profite pour faire une bonne sieste en après-midi. Un autre voilier québécois, Eaudrée, se joint à nous pendant ce trajet. 

Le temps passe rapidement, puis, après six heures de navigation, Atlantic City est en vue. Après une étude approfondie de la météo, Maya X décide de continuer leur route pour rentrer à New York pendant la nuit. Coxily et Rose des vents décident de se reposer à Atlantic City et de continuer ce trajet le lendemain. Quant à nous, après mure réflexion, nous décidons de suivre Maya X et Eaudrée.

Nous poursuivons donc notre route par vents légers de 10 à 15 nœuds du sud-est qui tranquillement virent au nord vers la fin du voyage. Nous faisons plus ample connaissance via VHS avec l’équipage d’Eaudrée pendant les longues heures de la nuit. Ils sont trois à bord, soit, Josée et André avec leur fille, Audrey. Ils sont à la fin d’un périple de deux ans dans les Antilles. Ils sont très communicatifs et partagent volontiers quelques faits saillants de leur voyage. Comme nous anticipons une heure d’arrivée aux petites heures du matin, nous décidons tous de profiter de cette dernière traversée en restant éveillés. Notre trajectoire se situe entre trois et cinq milles de la côte. Une lune partielle et des étoiles produisent un certain éclairage, mais ce sont surtout les lumières tout au long de la côte qui s’intensifient plus nous approchons de New York, qui nous permettent de distinguer l’état de la mer autour de nous. Comme c’est la fin de semaine du Memorial Day aux États-Unis, nous avons droit à deux séries de feux d’artifices qui se déroulent au loin. Somme toute, une traversée fort agréable qui se termine à l’ancre dans la petite baie derrière la pointe de Sandy Hook vers 4h :15 du matin.

Le lendemain, vers 10h :00, nous profitons de la marée montante pour faire notre entrée dans le port de New York où nous faisons escale au tangon à la marina West 79th Street Basin. A $30 par jour, c’est officiellement l’hôtel le moins cher en ville!

Puis, c’est le moment le plus difficile de tout notre voyage. Maya X doit poursuivre sa route après une pause d’une journée, alors que nous avons décidé de nous arrêter pendant au moins une semaine. Nous passons la journée du lendemain ensemble à Times Square. Nous nous laissons imprégnés par l’atmosphère électrisante de ce lieu chargé de stimulations de toutes sortes.  En fin de journée, Christian et Caro nous font découvrir le Ruby Foo’s pour déguster des sushis en compagnie de l’équipage d’Eaudrée.

Le lendemain, mardi, le 27 mai vers 12h :00, Caro et Christian quittent l’ancrage. La marée vient de changer et c’est le temps pour eux de partir. Nous leurs souhaitons une belle route, via le VHS, puis nous quittons la voie de travail 74 pour retourner tous les deux en veille sur 16.

Après le départ de Fière Allure, il y a déjà plus d’un mois, nous vivons notre deuxième deuil.

Nous savons que nous nous reverrons au Québec, mais, c’est en quelque sorte maintenant que notre voyage prend fin, tel que nous l’avons vécu dans ses moments les plus intenses et les plus extraordinaires. Le bout qui nous reste à faire servira de transition qui tranquillement nous ramènera chez nous.

Au revoir, Christian, Caro. Vous êtes des gens authentiques et généreux avec qui il a fait bon partager ce grand rêve que nous avons vécu ensemble. On vous embrasse et on a déjà très hâte de vous revoir!

Ce jour-là, et les jours suivants nous allons à terre pour ratisser la ville jusqu’à minuit le soir, jusqu’à épuisement. Cette semaine passée à New York nous dépayse et nous accapare totalement. Nous laissons libre cours à notre goût de mieux connaître cette ville et de profiter de ses multiples attraits. Tous nos sens sont sollicités : l’odeur des parcs qui commencent à fleurir, l’odeur des mets exotiques cuisinés en plein air, l’odeur de poussière des champs de construction, l’odeur d’huile, de métal et de détritus des stations de métro souvent vieillissantes. C’est à Times Square que nous sommes le plus interpellés par des stimuli visuels et auditifs. Cet endroit est fascinant au point que nous y retournons à plusieurs reprises pour revivre cette expérience de surcharge sensorielle. À ce niveau, je dois admettre que j’ai une certaine adaptation à faire pour me sentir à l’aise dans la ville. Par exemple, je deviens tout à coup claustrophobe dans le métro. Et c’est assez exigeant de se diriger, malgré l’aide des cartes et des guides touristiques.  

Que dire de toutes les visites et les spectacles auxquels nous assistons. Je pense que jamais auparavant nous n’avons été aussi ravis par nos expériences et nos découvertes. Quelle semaine inoubliable!

Voici quelques capsules qui expliquent plus en détail les faits saillants de notre visite :

Gound Zero : 

Guy veut vraiment aller voir ce site, mais pour moi, ce n’est qu’un trou béant clôturé où travaillent des centaines de gens et où se pointent des grues géantes. Cependant, une fois sortis du métro, en marchant vers le site, nous commençons déjà à percevoir une sorte de solennité mêlée de respect. Nos yeux recherchent les marques encore apparentes sur le béton des édifices environnants,  provoquées par le choc des tours abattues. Il nous semble même qu’il reste une odeur de poussière dans l’air, mais nous pensons que cela est causé par les machines à l’œuvre partout dans les rues. Puis, juste avant d’arriver, nous passons sous l’ombre de grands arbres qui bordent une petite église et qui forment une sorte d’enclave de verdure. Beaucoup de gens se pressent sur le parvis de l’église, à l’intérieur et autour, dans le cimetière bondé de très anciennes pierres tombales. C’est dans cette petite église épiscopalienne que nous redécouvrons petit à petit des éléments du drame qui s’est produit juste en face. En effet, cette petite église a été épargnée sans aucun dommage, pas même une vitre de brisée malgré la proximité des tours jumelles. En fait, un arbre centenaire à été atteint tout près et est tombé de façon à protéger l’église. Donc, l’église a servi de lieu de ravitaillement pour les sauveteurs qui sont venus par la suite et aussi, de lieu de recueillement pour les familles des victimes. Il y a ici toute une panoplie d’objets, des photos, des vêtements de pompiers, des cartes de vœux provenant du monde entier, et aussi plusieurs vidéos et diaporamas qui reconstituent les moments intenses de cette tragédie. Il y a très souvent des musiciens célèbres et moins célèbres qui viennent jouer de leur instrument de musique sur place ou utilisent le très beau piano Steinway placé dans la nef à leur disposition.

Il y a un objet qui a particulièrement capté mon attention : des gerbes de très petits oiseaux de papier pliés selon une technique d’origami. Le panneau d’inscription à côté explique que ces gerbes sont envoyées chaque année par des enfants d’école d’Hiroshima. Elles symbolisent un message de paix dans le monde en rappellant la très jolie histoire de Sadako. Je connais bien cette histoire d’une petite japonaise des années 50 qui, avant de mourir de leucémie, suite à son exposition aux radiations de la bombe atomique lancée sur sa ville, a décidé de fabriquer 1000 petits oiseaux de papier, ce qui pourrait, selon la légende populaire, provoquer sa guérison. Son histoire a capté l’intérêt des enfants d’école de sa région qui ont décidé de terminer son projet, lorsqu’ils ont su qu’elle était décédée au moment où elle était rendue à son 750ième oiseau. Depuis ce temps, cette histoire est racontée dans les écoles du monde entier et des gerbes d’oiseaux sont fabriquées pour signifier la paix dans le monde.

Le musée Guggenheim Exposition temporaire de CAI GUO-QIANG: I WANT TO BELIEVE

http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Guggenheimbilbao.jpg

D’abord, cet édifice en spirale vaut le détour pour la beauté de son architecture.

Puis, nous apprenons que les œuvres des grands peintres et sculpteurs ont été entreposés pour faire place à l’exposition temporaire de Cai Gua-Qiang, si envahissante qu’elle occupe tout le musée de plusieurs étages. Nous découvrons que cet artiste américain d’origine chinoise vaut la peine qu’on s’attarde à son œuvre. Plusieurs des pièces qui sont en exposition rappellent ses antécédents culturels. Elles font aussi prendre conscience aux visiteurs de la place toujours plus importante de

la Chine dans le monde moderne et font une sorte de mise en garde de cette nouvelle puissance.

L’une de ses œuvres s’intitule, Borrowed Arrows, et illustre particulièrement ces deux concepts. Il s’agit d’un grand canoë d’une dizaine de mètres suspendu au plafond et transpercé de centaines de flèches. Selon une légende chinoise, il y avait autrefois un général qui avait été mis au défi par l’empereur de fournir rapidement toutes les flèches nécessaires pour une attaque imminente d’un ennemi. Alors, le général a placé des épouvantails sur ses bateaux de guerre et les a laissés filer à la rencontre de l’ennemi. Les bateaux ont été criblé de flèches; le  général a par la suite récupérer ses bateaux. Il était maintenant prêt à fournir les flèches nécessaires pour procéder à l’attaque prévue! Une analogie de cette légende avec les temps modernes met en garde contre

la Chine qui utilise la technologie de la civilisation occidentale pour mieux dominer celle-ci par la suite.   

http://www.nytimes.com/slideshow/2008/02/22/arts/22cai-slideshow_index.html

http://www.timeout.com/newyork/articles/art/27020/cai-guo-qiang-i-want-to-believehttp://www.thirteen.org/sundayarts/cai-guo-qiang-i-want-to-believe/38 

Mama Miahttp://www.wintergarden-theater.com/?gclid=CI3T0PiL1pMCFQoFGgod8mY0hgQuel enchantement que cette pièce de théâtre où sont présentées 22 chansons du groupe ABBA! Nous avons tellement ri des scènes loufoques et surtout nous avons apprécié la qualité des interprétations vocales des artistes autant que leur performance comme acteurs.  

American Museum of Natural Historyhttp://www.amnh.org/exhibitions/permanent/flash.php?framenum=1Nous avions déjà visité ce musée, mais il est tellement immense que de nombreuses visites sont nécessaires pour en faire le tour. Cette fois, nous nous attardons entre autre, dans la section décrivant l’origine de l’homme. On y relate les dernières trouvailles archéologiques retraçant les êtres qui nous auraient précédés il y a des millions d’années. Beaucoup de groupes scolaires circulent dans le musée. A un moment donné, une enseignante, explique un peu en sourdine à ses étudiants du primaire que la théorie de l’évolution qu’ils voient illustrée par les artéfacts du musée n’est pas nécessairement celle qu’il faut croire. Personnellement, ajoute-t-elle, je crois plutôt à une autre théorie…! Humm. Et en avant toute pour le créationisme!  Et vlan, pour l’objectivité. Voilà qui explique comment Bush a pu être élu deux fois!!    

Le Blue Fin Bar and Restaurant http://nymag.com/listings/restaurant/blue-fin01/

Un après-midi à Times Square, nous sommes particulièrement fourbus après avoir marché des kilomètres dans la ville depuis le matin. Nous sommes en sandales de marche, t-shirt, short, sac à dos. Puis, sans trop prévenir, Guy propose de nous arrêter au resto-bar, The Blue Fin, pour une pause bien méritée. Mais, une fois installés à une table, je suis prise au dépourvu lorsque je constate le niveau d’élégance de ce lieu très animé. Une petite robe noire et des talons hauts auraient été de mise dans cet environnement déco moderne aux murs de verre et aux tables décorées de magnifiques pousses de bambou et de fleurs exotiques. Guy commande deux consommations, soit une bière ($8)  et un cocktail ($14) que nous dégustons entourés des autres clients très chics! Enfin, on n’est pas tous les jours à New York! Puis, avant de partir, une petite visite aux toilettes me réserve une autre surprise : une préposée est installée à une table chargée de produits divers : crème à main, savons parfumés, bonbons, etc. Elle s’avance et offre ses services aux clientes: produits ou aide pour tourner le robinet et tendre des serviettes à main. Je suis bouche bée. Le seul autre endroit où j’ai vu un tel service offert dans les salles de bain publiques est à Paris.     

Hamlet, in the Summer production of  Shakespeare in the ParkDelacorte Theater, Central Parkhttp://www.publictheater.org/content/view/126/219/http://www.centralpark.com/pages/attractions/delacorte-theatre.html 

Par une belle soirée chaude, nous décidons de profiter de la programmation d’été qui vient de commencer à Central Park : au théâtre plein-air Delacorte, on offre gratuitement des billets pour la pièce de théâtre, Hamlet, de Shakespeare. Mais il faut d’abord passer prendre nos billets gratuits au guichet du théâtre durant l’après-midi. Nous en profitons pour ralentir un peu la cadence de nos journées frénétiques pour flâner un peu dans ce parc en attendant d’avoir nos billets.  Les newyorkais profitent pleinement des installations accessibles, de la verdure, de l’ombre, des plans d’eau tranquilles, car il y a plein de monde dans le parc. Guy décide qu’un banc public ombragé est l’endroit parfait pour la sieste. Pendant ce temps, j’observe les passants. New York nous a déjà charmés par l’atmosphère dynamique qui règne dans la ville. Les gens sont chaleureux, engagés, intéressés aux autres. Lorsque nous faisons une pause, soit dans le métro, soit dans la rue, pour consulter notre carte et nos guides touristiques, nous sommes souvent abordés par des passants qui offrent de nous aider. De plus, puisque nous circulons souvent durant les heures plus calmes du matin, de l’après-midi ou en fin de soirée, nous remarquons beaucoup de jeunes mamans ou de gardiennes qui se promènent avec des poussettes souvent doubles. Il y a aussi beaucoup de personnes âgées qui bougent parfois avec difficulté, avec l’aide de cannes ou encore de marchettes. Et toujours, il y a du monde, beaucoup de monde hétéroclite. Nous aimons beaucoup New York. Puis, nous voilà prêts pour le spectacle, assis sur les gradins dans un amphithéâtre presque rempli à capacité. La pièce se déroule dans sa version originale, donc sur une période de plus de deux heures. Cependant, les acteurs s’expriment avec beaucoup d’aise dans cette langue ancienne, et nous suivons facilement l’intrigue. Les étoiles qui brillent dans le ciel, les grands arbres qui entourent le théâtre et les édifices illuminés de la ville en arrière plan fournissent un cadre enchanteur où se déroule cette tragédie de Shakespeare. «To be or not be, that is the question…» Fait un peu inusité, les acteurs sont vêtus en style moderne et les décors sont minimalistes; cela donne une impression que les thèmes exploités sont encore très actuels. The Phantom of the Opera

http://www.majestic-theater.com/?gclid=CM6f8sSM1pMCFQuwGgodkDbHhw

Nous décidons d’aller voir ce spectacle un peu à l’improviste. Voilà déjà trois belles représentations auxquelles nous assistons depuis notre arrivée à New York. Celle-ci est vraiment un luxe! Mais, parfois il faut profiter des instants en sachant qu’une telle opportunité ne se présent pas tous les jours. Alors, nous voilà avec nos billets réduits achetés à la dernière minute devant le théâtre Magestic, prêts pour une autre soirée inoubliable. Et nous ne sommes pas déçus. D’abord, le théâtre, lui-même nous surprend par son ampleur. L’édifice est ancien et  gigantesque, magnifiquement décoré de boiseries, de chandeliers, d’escaliers larges et magestueux et de loges somptueuses. Les décors et effets spéciaux durant le spectacle nous impressionnent vraiment. Et que dire de la myriade de costumes d’époque grandioses qui sont éblouissants de broderies et de couleurs chatoyantes! Les acteurs ne nous déçoivent pas leur performance chevronnée. Et nous sommes encore charmés par l’histoire de Christine et les chansons magnifiques de cet œuvre magistrale. Wow!  

The Blue Note Jazz Club and Restaurant

http://www.bluenotejazz.com/newyork/index.shtml 

Finalement, c’est avec Catherine et Éric, de Mer et Monde II, que nous vivons notre dernier spectacle en ville. C’est une soirée intimiste, où nous avons la chance d’avoir une excellente place à une table située sur un petit balcon d’où nous pouvons voir la performance d’un quatuor vraiment impressionnant. Malgré le fait que les serveurs circulent entre les tables pour le service, c’est presque un silence total qui règne dans la petite salle durant tout le temps que dure le spectacle. Le trompettiste nous «parle» presque durant ses solos inspirés. Il est accompagné de deux artistes invités en provenance du Kenya qui volent presque la vedette avec leur jam session au tambour. Une soirée en excellente compagnie que nous avons pleinement appréciée.   

Quartier Soho Quartier chinois Quartier italien Quartier historique South Street Seaport

Nous allons marcher dans ces quartiers, chacun typique et surtout très achalandé. Nous avons beaucoup de plaisir à découvrir le quartier chinois en compagnie de Catherine et Éric, de Mer et Monde II. C’est le moment d’acheter des vêtements et autre mémorabilia à prix plus qu’abordable. Catherine et moi redécouvrons un autre plaisir oublié, le vaie magasinage!! De retour au bateau, j’ai à mon actif des T-shirts, New York, très fashion trois montres décoratives, deux paires de sandales, mais pas de sac à main. Trop de choix, je crois! Les gars se prêtent à notre lubie et nous suivent sans trop se plaindre.

En soirée, nous célébrons notre départ de New York au resto indien, Le Galicha. L’atmosphère est sereine, car  nous sommes prêts faire cette dernière étape avant d’arriver au lac Champlain. C’est à 5h :50 que nous quittons l’ancrage de la West 79th Street Basin Marina. Nous avons passé une semaine mémorable qui restera longtemps gravée dans notre mémoire.

   

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