Archive for octobre, 2007

oct 18 2007

Le dernier trajet sur la Hudson jusqu’à New York – du 13 au 18 octobre

Publié par Guy sous Le voyage

Empire State Building La statue de la liberte  Manhattan

La rivière Hudson n’est pas de tout repos : il y a du vent, du courrant et il y a du trafic et peu de marinas qui acceptent des bateaux avec notre tirant d’eau, soit 6 pieds. C’est tard dans la saison et les marinas sont en train de fermer. Donc, le premier soir, il n’y a plus que le quai de service à la marina recommandée dans notre guide, et ce n’est pas possible d’y rester pour la  nuit.

Alors, un client de plus de 70 ans, nous prend en charge. Il nous envoie au quai voisin, qui est un club privé pour nous prêter sa place, car son bateau est déjà en cale sèche. Il nous dit de dire que c’est Bill qui nous envoie et que nous n’aurons pas de problème. Chose dite, chose faite! Nous n’avons pas un sous  à débourser et le lendemain, Bill vient au quai prendre de nos nouvelles. Comme il connait bien la rivière, il nous indique où s’ancrer jusqu’à New York.

Durant la journée du lendemain, c’est vraiment du sport sur la rivière. Devant West Point, la prestigieuse académie militaire aux USA, la rivière est sinueuse et s’engouffre entre deux montagnes. Avec des rafales de 30n parfois c’est comme descendre en rafting! Faut dire que c’est Guy qui tient la barre. Pas question de mettre le pilote automatique.

Ce soir-là, au site suggéré par Bill, à Haverstraw, il faut entrer dans une baie à marée haute par un étroit chenal où la profondeur est seulement à 5 pieds à marée basse… Une fois dans la baie, nous sommes protégés de toutes parts avec plus de 20 pieds de profondeur. C’est donc là que nous nous faufilons sans problème, mais avec l’aide inestimable du GPS. C’est un excellent mouillage, surtout pour une nuit venteuse. Au matin, même scénario pour sortir de la baie. Pas vraiment un endroit que nous aurions choisi si ce n’avait été des indications précises de Bill! Mais cet encrage est bon à connaître ici.

Le lendemain, c’est New York, d’abord à la marina Liberty Landing, à $130 la nuit, en face de Battery Park, puis, à West 79th Street Boat Bassin, à Riverside Park, qui est très abordable comme prix, soit $30 par soir au tangon (mooring). De là, nous avons accès facilement au centre ville de Manhattan, soit à pied ou par métro. Nous faisons les courses pour compléter les équipements qui nous manquent et faire l’épicerie : West Marine, Eastern Mountain Sports, Best Buy, Radio Shack, US Postal Office, toutes les quincailleries du coin, et j’en passe. Bien sur, un petit arrêt au Sushi Bar! Ah j’oubliais notre visite au US Customs and Protection Agency. Sur le lac Champlain, nous avons un User Fee Decal qui permet au bateau de naviguer dans les eaux américaines. C’est le document requis que nous pensions suffisant pour notre voyage, mais, en route, on nous a parlé d’un Cruising Permit. Alors, à New York, nous avons décidé d’en faire la demande. Après de multiples renvoies à divers instances, on trouve finalement la personne qui connait ce permis. Alors, sur le champ, il nous somme de nous rendre à son bureau. Lorsque Guy lui demande les instructions de métro, il nous avise que nous avons 30 minutes et que le taxi est tout indiqué!! Un peu penaud, nous nous présentons dans les délais accordés. En fin de compte, une fois assis dans son bureau, l’officier se montre très gentil et se sert de notre cas pour faire de la formation à deux autres officiers. En une demi-heure, nous sommes les heureux possesseurs de notre Cruising Permit.

New York nous laisse toujours une forte impression. Il y a tellement de monde partout où l’on va, dimanche comme la semaine! La ville est étonnamment propre, mais c’est du sport de s’y retrouver en métro. Nous avions plusieurs adresses à trouver, et nous avons réussi à tout faire. Il faut y mettre le temps lorsqu’on est à pied. Nous avons dû marcher des kilomètres et des kilomètres! Et surtout, revenir au bateau, souvent chargés, comme la fois où Guy a rapporté une nouvelle batterie 12 v, après avoir d’abord amené la vieille, et une grosse défense bleue! Bien sur, nous avons le petit chariot rétractable qui peut transporter jusqu’à 60 lb… C’est étonnant comme on découvre des choses indispensables auxquelles on avait pas pensé.

Puis, le 17 au matin, il y a une belle météo qu’on ne peut pas ratée car autrement, il faudrait attendre à dimanche. C’est donc le départ un peu prématuré de New York vers Sandy Hook, le fond de la baie du port de New York. C’est 4 heures de navigation sur la voie maritime très achalandée où l’on côtoie des cargos, des barges, des remorqueurs. Il y a deux voies majeures sur l’eau. Nous devons prendre celle qui s’appelle North and South Hill Channel. Alors, il faut faire gaffe pour ne pas manquer les bouées, tout en laissant la place aux plus gros que nous!! Enfin, la journée est magnifique et l’on peut dérouler le génois pour une partie du trajet.

Nous arrivons donc au fond de la baie de Sandy Hook, pour nous mettre à l’ancre à la marina d’Atlantic Highland. Lors de notre première visite à terre, nous constatons que la marina est située en plein centre d’une jolie petite ville, où nous avons accès à tout très facilement. Comme nous avons manqué nos journée touristes à New York, nous planifions faire notre grande sortie ici, soit une soirée resto cinéma! Eh oui, nos quatre jours à New York auront totalement servi aux courses. Pas une seule activité touristique! Alors, ce soir, c’est In the valley of Ellah ou quelque chose de ce genre. Enfin, pas vraiment déçus. Nous avions hâte de faire cette étape et New York sera là au printemps…

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oct 11 2007

Le remâtage et la rivière Hudson – du 9 au 13 octobre

Publié par Guy sous Le voyage

A la sortie du Canal Champlain, une fois passé le dernier pont à Troy, la question du remâtage se pose. Comme la technique est plus facile que le démâtage, nous avons pris la décision de le faire nous-mêmes. C’est à la petite marina de Castleton-on-Hudson que nous avons procédé à la manœuvre. C’était assez délicat, mais il y avait une très bonne potence, facile à manipuler avec des crans d’arrêt automatiques que je pouvais bien faire fonctionner. Guy faisait les nombreuses manipulations sur le bateau. En deux heures, nous étions de nouveau munis d’un mât fonctionnel! Il restait encore quelques heures de travail pour terminer les ajustements et l’installation des cordages.

Puis, c’est maintenant la navigation sur la rivière toujours à moteur, pour l’instant. Cela ressemble beaucoup au fleuve St-Laurent, avec l’effet des marées grandissant, plus nous approchons de New York. Ces marées sont environ de 4 pieds. La rivière est plus large, avec moins d’inquiétude pour la profondeur, des bouées moins nombreuses, mais du trafic maritime plus costaud : nous rencontrons des cargos et des barges propulsées par des remorqueurs. Il faut leur laisser la place! Il faut surtout, malgré tout, garder l’œil sur le cap à suivre, car c’est parfois très trompeur l’effet de parallaxe sur l’eau. Une fois, Guy ne s’est pas rendu compte qu’il fallait contourner une maison phare bâtie sur un rocher au milieu de la voie. Il s’est rapidement rendu compte que la profondeur diminuait à vue d’œil. Il a réagit assez rapidement en mettant le moteur sur le reculons! Il s’agit aussi de bien penser les étapes du voyage, car, même si l’on peut maintenant s’ancrer, les endroits protégés ne sont pas nombreux, et les marinas peuvent être dispendieuses. Nous pensons arriver à la marina de 79ième rue à New York vers 2h samedi après-midi, le 12 octobre. A vrai dire, nous n’allons pas très vite! Nous rencontrons des gens qui font des étapes beaucoup plus longues que nous. Mais pour ça, il faut décoller tôt… Mais notre rythme nous convient pour l’instant, le temps d’apprivoiser nos techniques et notre équipement.

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oct 08 2007

L’expérience des écluses à partir de Whitehall jusqu’à Troy: du 5 au 8 octobre

Publié par Guy sous Le voyage

 

D’abord, il faut dire que nous sommes tard dans la saison. Donc, le trafic maritime est beaucoup réduit. Nous devons faire 4 miles pour traverser les douze écluses. Au moteur, nous roulons à environ 5.5 nœuds  à l’heure. Nous avons été surpris de constater que le lac Champlain est environ 43 pieds plus bas que la plus haute écluse située à Fort Edward. Donc, de cet endroit le courant coule vers le lac et nous montons dans les écluses. Après Fort Edward, le courant se dirige vers l’Atlantique, donc nous descendons dans les écluses suivantes. Le lac est 95 pieds plus haut que le niveau de la mer, mais la manœuvre des écluses nous amène à 139 pieds de hauteur, avant de redescendre jusqu’au niveau de la mer. Nous rejoignons la rivière Hudson seulement à Fort Edward, soit après avoir navigué environ 24 miles sur le Canal Champlain. Plus loin, la rivière Hudson fait une jonction avec le canal Érié. Ce canal permet d’aller jusqu’aux lac Ontario à Oswego et au lac Érié. Cependant, il y a 34 écluses à traverser sur le canal Érié! Un jour, nous aimerions faire ce trajet. Mais ça, c’est une autre histoire…

Le canal et la rivière sont fort jolis, facile à naviguer. C’est surtout la forêt qui borde les rives, avec des arbres majestueux qui trainent leurs branches dans l’eau. Parfois, ce sont des propriétés privés, surtout près des villes. Il y a souvent des envolés d’outardes et des papillons monarque pour nous montrer la route. On observe aussi beaucoup  les hérons debout sur les berges, parfois tout près de nous.

Dans chaque écluse, nous sommes souvent seuls. Ces écluses sont très bien entretenues et les abords aussi. Ce sont des parcs, avec tables de pique-nique et bacs de fleurs. Je m’amuse à examiner les maîtres éclusiers : Guy dit qu’ils ont tous l’air de vétérans du Vietnam : 60aine avec barbe blanche, très gentils et compétents  

On nous avait dit de préparer le bateau avant d’entrer dans les écluses en fixant une planche à l’extérieur des défenses du bateau afin de protéger ces défenses de la saleté des murs et de mieux protéger les côtés du bateau. Nous n’avons pas eu le temps de faire cette préparation et nous avons décidé d’évaluer par nous-mêmes après la première écluse.  Comme nous sommes souvent seuls, notre choix a été le bon. Notre technique consiste à attacher notre plus vieille amarre à la rail au milieu du bateau. Bien sûr les deux amarres avant et arrière sont prêtes au cas où elles soient requises et les défenses en place. Lorsque nous longeons le mur de l’écluse, nous recherchons les longs tubes verticaux placés à intervalles le long du mur. Il s’agit alors de passer l’amarre autour du tube et de tenir le bateau en glissant l’ama

rre le long du tube en direction du mouvement vers le haut ou vers le bas, selon le cas. Guy est toujours à la barre lorsque nous entrons dans l’écluse où le truc est d’arrêter près d’un de ces tubes. Ensuite, il se précipite pour faire la manœuvre de l’amarre. Moi, je saisis l’un des câbles qui pendent le long du mur de l’écluse à intervalles. Il s’agit alors de tirer légèrement sur le câble ou de pousser sur le mur afin de bien stabiliser le bateau durant la manœuvre de l’éclusage. Il ne faut pas que les extrémités du mât râpent le bord de l’écluse ou s’accrochent quelque part! Ce n’est pas difficile. Bien sûr, il faut mettre des gants de caoutchouc pour se protéger des murs qui sont invariablement gluants. Et, à la fin de cette traversée des douze écluses, les défenses, la vieille amarre et les gants ont besoin d’un bon lavage. Cette technique d’éclusage nous a été suggérée par Jacqueline, la responsable de notre marina au Québec, Bouée 514.

Les trois petites villes principales que nous avons longées près des écluses sont très accueillantes, avec quai municipal gratuit, douches et salles de bain très bien entretenus : Whitehall,  Mechanicville et Troy. Le resto de la marina, Finch & Chubb (cuisine française) à Whitehall est très bon. On a trouvé drôle, le soir venu, d’arriver au resto pour « dinner and shower »!  Ils ajoutent $3.00 sur la facture pour la douche! Kinky…Nous étions arrivés trop tard pour les douches gratuites du quai. Durant tout le trajet des écluses, nous n’avons pas pris de marina le soir. Il y avait toujours un endroit facile et gratuit pour s’accoster pour la nuit, soit les quais municipaux, soit les entrés ou sortis des écluses. Il est interdit de jeter l’ancre dans le canal.

 

 

 

 

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oct 08 2007

Notre premier arrêt touristique : le fort Ticonderoga

Publié par Guy sous Le voyage

Fort Ticonderoga Nous sommes arrivés en fin d’après-midi à une petite baie devant le fort, où nous avons jeté l’ancre. Le lendemain, avant de repartir, nous avons consacré quelques heures à la visite du fort. Son ancien nom français était fort Carillon. Ce fort est très partiellement restauré, mais les travaux vont bon train pour ce qui reste à finir. Ça ressemble beaucoup aux forts de Chambly et de l’Île-aux-noix. Je pense que si vous passez près de là, ça vaut le détour, mais les forts québécois sont plus complets, je crois. Avis à Reine, Marielle et Jeannot, pour une petite sortie du dimanche… Pour ce qui est motocyclistes, je crois que la route que nous suivons pourrait être fort intéressante comme randonnée en moto…

 

 

 

 

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oct 05 2007

Le grand départ – du 30 septembre au 4 octobre

Publié par Guy sous Le voyage

L’équipe de démâtage

 

Comme on pouvait s’y attendre, le jour du départ fut extatique! Il faisait beau, et nous roulions au moteur à 4 ou 5 nœuds.

 

 J’ouvre ici une parenthèse pour souligner l’aventure du démâtage. Avant de partir, il a fallut démâter le voilier pour être prêts à passer sous les ponts au sud du lac Champlain et pour traverser les 12 écluses jusqu’à la ville de Troy. Pour se faire, Guy a préparé un ber fait de 2X4. Ces trois morceaux sont installés d’abord, à l’arrière du bateau, au dessus de la porte et du bimini, puis, au milieu, sur le  roof, et finalement, à l’avant, sur le balcon de pointe. Lors du démâtage, la technique est de placer le mât sur ce ber de fortune afin de le transporter avec nous. Guy a choisi de faire cette manœuvre sans l’aide des professionnels  et de seulement louer la potence requise pour soulever le mât. Il a fait ce choix parce qu’il pouvait compter sur l’aide de ses oncles, Guy et Gilles et de son père. Le tout s’est fait sans problème, sous l’œil un peu critique et  inquiet de nous,  les femmes assises, aux premières loges! ( le bord du quai) Le tout a finalement été une aventure bien agréable. Merci encore!

 

Donc, ce premier jour est parfait. Nous dansons une gigue sur le pont! Je suis énarvée et Guy est euh…plus réservé mais aussi excité. Nous ne faisons pas beaucoup de route, seulement jusqu’au nord de l’île Schuyler où  nous jetons l’ancre pour la nuit, protégés du vent du sud.

 

Mais la nuit n’est pas confortable car nous sommes ballotés d’un bord et de l’autre. Au matin, nous repartons, mais, oh surprise de l’autre côté de l’île : de forts vents du sud de plus de 25 nœuds et les vagues du grand lac de 3 à 4 pieds nous attendent. Nous prenons la décision de poursuivre jusqu’à Willsboro Bay, environ 5 km plus loin. Dans cette vague, notre vitesse est réduite à 1 ou 2 nœuds. Le pied du mât sur  le balcon avant du bateau plonge dans la vague. C’est inconfortable et surtout dur sur le matériel. Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons au fond de la baie, bien à l’abri du vent du sud. Nous y  restons deux jours en attendant que le vent s’abatte. Le bon côté de ce contretemps, c’est de nous donner le temps de finaliser d’autres détails à bord, de visiter la superbe marina et de profiter du temps doux exceptionnel  à ce temps-ci de l’année : des journées de 24 degrés et des nuits de 17 degrés.

 

Puis, le 4 octobre, la météo est superbe : plus de 26 degrés, ensoleillé, et aucune vague sur le lac lorsque nous sortons de la baie : un vrai mirroir.  Donc, c’est à une vitesse de 5 à 6 nœuds que nous quittons le lac Champlain pour nous rendre jusqu’à Fort Ticonderoga, soit 45 km plus loin, vers 3h de l’après-midi. Nous sommes maintenant sur la rivière Hudson et nous n’avons plus beaucoup de chance d’être incommodés par les vagues.  Demain, nous visiterons le fort, puis,  nous nous rendrons jusqu’aux premières écluses. C’est possible de faire toutes les écluses en une journée, mais elles longent plusieurs petites villes pittoresques et sont très bien aménagées avec beaucoup de services parfois gratuits. Donc, nous nous attarderons probablement quelques jours avant d’arriver à Troy pour la dernière écluse et le remâtage.

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oct 05 2007

Préparations pour le départ le 30 septembre – Retard de deux semaines sur l’itinéraire prévu

Publié par Guy sous Le voyage

 

Finalement, Guy a pu se libérer de son travail le 30 août seulement. A ce moment, il a fallu vraiment commencer le travail de préparation du bateau, incluant la finition intérieure qui a suivi les travaux de fibre de verre sur le roof, le renfort de la rail du balcon arrière pour mieux supporter le moteur hors-bord du zodiac et l’installation d’un palan pour soulever le moteur hors-bord à partir de sa place sur le zodiac vers son socle de storage sur le balcon arrière du bateau. Pour ceux qui se demandent pourquoi l’on fait cette manœuvre, c’est pour avoir moins de poids sur l’annexe lorsqu’on la remorque et aussi, plus tard, pour décourager le vol. Les vols d’annexe et de moteur sont de loin les réclamations les plus courantes pour les assureurs de voilier.

 

Par ailleurs, il a fallu aussi faire de la place de rangement supplémentaire sur le bateau. Nous avons sacrifié la banquette avant à cet effet en enlevant les matelas et en installant un système de bacs à tiroirs. Le-tout bien fixé par des crochets, des cordes et du velcro!

 

Puis, il y a eu le suivi de ma mammographie. Je vous raconte cette anecdote parce qu’elle illustre bien l’importance d’un bon suivi. Je fais partie d’un programme de dépistage précoce de cancer du sein qui demande une mammographie aux deux ans après l’âge de 50 ans. Donc, pour moi, c’est le 12 septembre que ça tombait cette année. Mais, il y a eu une anomalie détectée à la lecture des résultats. Pour faire une longue histoire courte, durant les prochaines deux semaines, j’ai du refaire d’autres clichés de mammographie et une échographie, pour finalement avoir un résultat négatif pour les deux. Je dois dire que le système m’a très rapidement prise en main et on a fait des efforts pour diminuer au minimum le temps d’attente. La coordonnatrice du dépt. de radiologie m’a appeler personnellement pour me confirmer les résultats. Donc, morale de cette histoire, la prévention a un prix, mais je suis persuadée que ça en vaut la peine.

 

Durant les derniers jours avant notre départ, c’était le travail de cartes qui a pris le plus de temps. Comme il faut, selon la loi, avoir une copie papier des cartes où on navigue à bord du bateau, Guy a décidé d’imprimer lui-même toutes les cartes nécessaires jusqu’en Floride à partir d’un logiciel Fugawi. Ce logiciel est aussi en interface avec l’ordinateur de bord et avec le GPS. Les copies papiers sont une sorte de sécurité au cas où l’électronique manquerait. Donc, pour acheter ces cartes, c’était mille dollars ou plus, mais le faire soi-même ce fut plus de trois jours de travail sans arrêt à sélectionner, agrandir, imprimer les segments du trajet. Le résultat est un cartable de 350 pages!

 

Voilà donc l’essentiel des travaux, plus plein d’autres gu-gus. Nous avions chaque jour une liste à accomplir à laquelle s’ajoutaient toujours d’autres éléments. Un vieux routier nous a un jour dit que si nous attendions d’avoir tout fait, nous ne partirions pas!

 

En tout dernier lieu, il a fallu faire l’épicerie et charger le bateau. C’était samedi, le 29 septembre. (Laurier, désolée d’avoir manqué ta fête, ce jour-là!)

Puis le départ, le dimanche matin du 30 septembre!  

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